C'est maintenant possible grâce à une convention signée entre l'Institut Catholique de Paris et l'école Doctorale Fernand Braudel.

Depuis le 1er septembre 2016, une convention a été signée entre l'Institut Catholique de Paris et l'école Doctorale Fernand Braudel. Cette convention a pour objectif de renforcer les collaborations entre les deux institutions à travers des co-directions de thèses et des co-diplomations. Les étudiants peuvent donc réaliser à la fois une thèse de doctorat de théologie d'état de l'Université de Lorraine et un doctorat de théologie canonique de l'Institut Catholique de Paris.

 

N'hésitez pas à vous renseigner auprès de la direction du département de théologie pour toute inscription en thèse au sein de ce processus.

Auteur : Dorothée MULLER (étudiante en M1 Théologie)

Nous voulons nous intéresser à la traduction d’un verset du Cantique des cantiques (Ct 1,5) qui contient différentes interprétations possibles. En effet, notre verset peut soit commencer par « Je suis noire et belle » pour les uns ou « Je suis noire mais belle » pour d’autres, sous différentes variantes utilisant toujours l’opposition. 

Une traduction littérale du verset serait : « Je suis noire et belle (littéralement, « Noire moi et belle » le verbe être n’existant pas en hébreu et étant sous-entendu), filles de Jérusalem comme les tentes de Qédar, comme les rideaux de Salomon ». 

L’ambiguïté du verset repose essentiellement sur le sens de la particule waw en hébreu, préfixée directement au mot qu’elle précède. Un sens extrêmement polysémique, le dictionnaire KBL en donne trente entrées différentes. La particule traduit souvent la coordination (« et »), mais peut également avoir une valeur adversative (« mais ») et, comme le note Claire Placial, c’est souvent par cette dernière que les traductions ont rendues l’expression (« je suis noire, mais belle ») marquant par là une opposition entre la noirceur et la beauté. C’est l’interprétation que retiennent nombre de commentateurs et en particulier, récemment, G. Barbiero. Il appuie son interprétation sur le parallélisme avec le stique suivant en associant la noirceur aux tentes de Qédar et la blancheur aux rideaux de Salomon. Mais les tentes de Qédar et les rideaux de Salomon s’opposent-ils en ces termes ?

Auteur : Anthony FENEUIL

La distinction entre un Coran directement tombé du ciel, ou en tout cas dicté par Dieu à Mahomet et reflétant sans écart sa parole, et une Bible certes divinement inspirée, mais composée par des témoins faillibles, est claire et pédagogique. C’est sans doute pourquoi elle est si souvent mobilisée dans le débat public sur l’islam.

Il n’est pas rare d’entendre un intellectuel déclarer d’un air contrit que si l’islam est moins accommodant que le christianisme avec la démocratie moderne, ce n’est pas faute de bonne volonté de la part des musulmans, mais pour une profonde raison théologique : « pour l’islam, écrivait Rémi Brague en 2008 dans un livre destiné au grand public, le Coran a pour auteur non pas Mahomet, mais Dieu qui le lui a dicté ; Mahomet n’est que le scribe. De même, le véritable auteur du Paradis perdu est Milton, non sa fille à qui, devenu aveugle, il dictait son poème. » Mais si les mots du Coran sont ceux mêmes de Dieu, comment oserait-on les interpréter, les contextualiser, peut-être les relativiser ?